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Par rapport à la globalisation

AUX CONGRESSISTES DE L’I.C.E.M.

AU C.A. DE LA F.I.M.E.M.

AUX GROUPES MEXICAINES QUI PREPARENT LA RIDEF 2008

 

On nous dit que, suite au developpement des technologies informatiques et télematiques, une nouvelle societé a jailli. Une societé de la globalisation qui emmène avec soi une étroite interdépendence parmi les regions du monde et le phenomènes sociaux, culturels, économiques, politiques, des resources des milieux.

Une societé qui se dit ‘de l’opulence’ (affluent society’), organisée par la vitesse des processus et par l’augmentation continuelle des connaissances et par l’écoulement des informations; une societé qui parait offrir à chaque individu des libertés de choix et de movement jusqu’à quelque dizaines d’années inconcevables.

 

Quelle pédagogie saurons-nous offrir à cette societé dynamique mais qui peut produire nouvelles pauvretés et formes de marginalisation?

 

On est aujourd’hui devant un enjeu décisif pour l’education, qui se trouve face à deux modèles de developpement de l’individu et de la societé.

L’opposition parmi les valeurs qui sont à la base de ces deux modèles est radicale.

 

D’un coté il y a une idée d’état social qui emmène avec soi valeurs tels que le bien commun, l’éthique publique, la solidarité, le droit pour tout le monde à l’instruction, le soin des besoins authentiques des garçons te des filles, une gestion democratique du pouvoir, la facilitation de l’accès aux services sociales fondamentales, un développement soutenable, une reduction des consommations superflues autant que tache de l’éducation ( par ex., l’eau…), une relation équitable et pas d’exploitation avec les pays ‘moins favorisés’,….

Réaliser dans la vie cotidienne ces valeurs demande une pédagogie telle que la notre, une pedagogie de l’école moderne, dans laquelle les individus sont pris en charge au tant que citoyens, pas comme des sujets. Une pédagogie de la responsabilité.

 

De l’autre coté, il y a le modèle de l’état-entreprise, caracterisée par l’ideologie neo-liberiste selon laquelle l’état doit se rétirer de la gestion de l’éducation, de la santé, des services sociales, un modèle signé par l’indifférence, l’ethnocentrisme, la separation des parcours de formation en relation à la rente, la vinculation du futur des individus aux choix de la famille, ‘libre’ de choisir ( comme si les fils/lles fussent proprietà privée des parents……c’est le ‘familisme’ à l’italienne), la logique du profit coute que coute, le consumisme et les faux besoins, la privatisation de l’instruction, la logique du marché qui maitrise la vie des familles, l’individu comme client, un accés aux services très réduit,…

 

Tous ces elements étaient déjà présents il y a dizaines d’années, Freinet lui meme et beaucoup d’autres éducateurs avaient denoncé les dangers pour l’éducation d’un modèle ‘économiciste’, ‘fordiste’, de l’apprentissage ( on a souvent essayé de réconduire un certain pragmatisme de Freinet au behaviourism américain, mais sans y réussir, parce que la pédagogie Freinet n’est pas mécaniciste et sa vision d’une societé autogestionnaire n’est pas celle des fonctionnalistes tels que Talcott Parsons…)

Mais aujourd’hui la situation est plus grave parce que notre monde est toujours plus signé par une globalisation des profits, des economies, du pouvoir des grands groupes de pression financiers qui ont su rendre très appetibles les formes d’école qui sembles donner plus de ‘liberté’ aux individus ( une liberté illusoire dans un cadre d’un marché toujours plus interdependent, caracterisé par la flexiblité, l’instabilité et l’incertitude au long de toute la vie pour les sujets…).

 

A cette situation nous devons opposer une pédagogie enrichissante, qui fournisse aux individus ‘empowerment’ ( processus à travers lequel les gens conquetent le control sur sa propre vie et sur son milieu). Une pédagogie qui aie à la base des valeurs partagées, tel que celles qui caracterisent le premier modèle.

Il faut sortir de son pays, de son groupe, de son école, de sa pédagogie, rechercher des alliances, s’interroger sur quelle globalisation de l’éducation est nécessaire dans un monde globalisé.

C’est justement le thème qui a été proposé pour la RIDEF à la Mexique de l’été 2008 dans le groupe de langues neolatines l’année passée à la RIDEF au Senegal.

 

Giancarlo Cavinato

M.C.E. Italie

last modified 20-07-2008 15:23
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