11 novembre

bonjour,

ça y est , je suis arrivé après une nuit passée à l'aéroport de Tel Aviv.. mon avion partait à 6 heures. J'ai donc traîné toute la nuit, ;en attendant 3 heures, moment des formalités et des mensonges...
Les israéliens sourient difficilement aux étrangers : serveurs, chauffeurs de taxi, fonctionnaires, douaniers, policiers, militaires... Je ne m'adresse qu'à ceux qui sourient (quand il est possible de choisir son interlocuteur !).
3 heures : interrogatoire serré par 3 personnes qui se succèdent et qui se concertent pour vérifier toutes les infos.
Ca commence en anglais et je ne fais aucun effort pour comprendre (ce n'est pas difficile !), puis ça continue en français sous le contrôle du chef de la sécurité. Et pourquoi ? et avec qui ? et pourquoi tout seul ? et depuis
quand ? Le journal "le Jerusalem Post", du 9 novembre, en français que j'avais lu, donne tous les détails des contrôles à l'aéroport Ben Gourion, "le plus fiable au monde". Il est vrai qu'il faut franchir 2 barrages gardés par des
militaires armés pour s'approcher de l'aéroport. Vérifications des papiers du chauffeur de taxi, et regards inquisiteurs sur les passagers.
De nombreux policiers en civils, tirent des chariots ou écoutent leur "ipod". Aucun militaire.
Il est 3 heures 30 : les tampons de mon passeport encouragent la suspicion : Jordanie, Algérie, Israël, Maroc, Mali, République islamique de Mauritanie.
Heureusement "la sainte fête" de la Toussaint vient au secours du pauvre athée que je suis... et j'ai même pas honte...
Puis il y a les portiques où passent les bagages, et coups de tampons, et puis le passage à ce que j'appellerais la douane : une douzaine de policiers fouillent les valises. J'ai toute la doc sur le Forum, des tracts palestiniens
et des films de la troupe Al Rowwad. J'ai intéret à jouer au septuagénaire respectacle avec ma barbe toute blanche. Il y a un controleur qui n'ouvre pas toutes valises et qui sourit de temps en temps... Je vais vers lui et, nouvel interrogatoire. Il trouve qu'il y a beaucoup de livres dans mon sac. Le radar l'a déjà renseigné. Je lui dis que ce sont des revues pédagogiques que j'ai transportées dans des classes. Je lui parle de Freinet. Nos connaissances anglaises sont à leur maximum. Il appelle une traductrice, et ça recommence. Elle me demande si ces livres sont des cadeaux et, au hasard, je réponds par la négative. Elle semble rassurée et me dit : "c'est bien... allez "... et elle sourit en donnant des coups de tampons sur un laisser-passer qu'elle colle sur mon sac - qu'ils n'ont pas ouvert.

4 heures 30
j'enregistre mes bagages : 20 kilos tout rond. C'est 20 euros par kilo supplémentaire. J'avais acheté des grenades rouges énormes : c'était symbolique et ça fait un jus excellent.
Après 2 contrôles d'identité j'arrive dans l'immense hall des Duty free les plus luxueuses que je n'ai jamais vues.
Je bois un très bon café avec un croissant pour 6 euros.
Il faut trouver la bonne "gate". Au bureau d'infos, un homme souriant, me souhaite, en français, la bienvenue.

Après quelques centaines de mètres de tapis roulant, je rejoins la Gate 9. Il est 5 heures.
5 heures 30 je rentre dans l'avion et je suis assis entre 2 Marseillaises dont le rêve est de venir vivre en Israël.
Vous imaginez la suite. Ce furent des conversations animées mais qui sont restées sereines.

Voilà, c'est fini...
J'ai été heureux de représenter la FIMEM et le secteur international de l'ICEM au Forum international de l'éducation
à Ramallah, et de parcourir quelques écoles et classes de Cisjordanie avec ou sans aurorisation.

Je viens d'apprendre que je suis intervenant à la semaine de solidarité internationale la semaine prochaine : j'aurai de quoi dire. J'ajouterai certainement quelques commentaires à tous ces carnets d'ici queques jours : ils auront toujours en objet : FME.
Encore une fois merci à tous ceux et toutes celles qui ont fait des rectifications, remarques et commentaires.
Cordialement
Georges