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Appel de Jean Le Gal et témoignage école luxembourgeoise

APPEL LANCE SUR ICEM et GD44

 
            Mercredi j'étais à l'école Ange Guépin pour m'informer de l'organisation mise en place pour que les enfants puissent exercer une participation démocratique et des droits/libertés dans la classe, l'école, le temps de restauration, en partenariat avec les enseignants, les animateurs, le personnel. 
            C'est de l'école Ange Guépin, qu'en 2002, sont nés,  à l'initiative de quelques  familles, des ateliers de démocratie familiale pour tenter de créer une cohérence éducative et institutionnelle entre l'école et la famille. Mais c'est aussi souvent à l'initiative des enfants que démarrent des conseils de famille,  des projets participatifs, l'élaboration coopérative de règles de vie... 
            Aujourd'hui, où il est beaucoup question de parentalité, l'expérience des  ateliers de démocratie familiale, intéresse la presse et dépasse nos frontières. La Fédération internationale des Cafés des enfants s'y intéresse et des parents de l'école Eis Schoul au Luxembourg, où la participation démocratique est  obligatoire, viennent aussi d'en créer un pour mutualiser leurs pratiques.
            Voici, ci-dessous, ce qu'écrit une maman, pour témoigner que cela peut commencer dès le plus jeune âge, ce dont doutent encore beaucoup d'adultes.
            D'autres expériences familiales sont certainement nées dans les familles dont les enfants vivent des pratiques démocratiques dans vos classes et vos écoles, il serait dommage de ne pas les faire connaître. Nous montrerions ainsi  que les droits de l'enfant et les principes démocratiques sur lesquels se fondent notre action pédagogique et éducative ne s'arrêtent pas à la porte de  l'école. Le groupe "Pédagogie sociale" avec Laurent Ott, en témoigne grandement dans le milieu social.
            Je suis donc preneur de toutes les expériences dans les familles et de ce qu'en disent parents et enfants. Merci à vous de votre coopération.
 
Témoignage de Mike et Caroline ZEPP Ecole Eis Schoul Luxembourg

            Nous sommes une famille de 2 adultes et 3 enfants. Vu que nos enfants fréquentent une école où la démocratie est pratiquée tous les jours, il nous semblait évident, d'appliquer cette démocratie aussi à la maison. Ceci par le livre de famille et le Conseil de famille.
            Quand un membre de la famille a un problème, un souhait ou une proposition à faire, il l'écrit dans le livre, et pendant le Conseil de famille, qui se tient une fois par semaine au même jour à la même heure, nous discutons chaque point.
            Evidemment les petits ne peuvent pas encore écrire comme les grands, mais alors ils vont demander l'aide d'un "grand" qui fait l'inscription pour le "petit". Avec indication du jour et en appliquant les mots du petit. Le petit met son nom sous l''inscription.
            Pour le Conseil de famille, à chaque réunion nous procédons à l'élection d'un président du conseil.
            Au début de notre expérimentation, nos enfants avaient 3, 6 et 9 ans, et c'étaient  surtout les 2 petites qui se montraient intéressées à la charge du président. On a laissé gérer celle de 6 ans l'affaire toute seule, avec un peu d'aide.
            Mais pour celle de 3 ans, on lui a laissé la présidence ensemble avec un autre membre de la famille. Au début la toute petite voyait déjà une certaine importance de ce conseil et du droit à la parole. Elle était fière d'y apporter quelque chose, même qu'au début, c'était surtout des paroles comme son appréciation pour le pullover de sa grande soeur, mais maintenant à l'âge de 4 ans, elle préside le Conseil sans aucun problème. Elle respecte les règles et veille que les autres les respectent aussi. Et elle n'a pas peur de blâmer une personne qui par exemple ne respecte pas le droit de parole.
Elle est très concentrée, fait attention à chaque personne qui demande son droit de parole. (Nous faisons cela par le signe d'une main levée) Elle suit la discussion et en même temps, elle est capable de gérer le tour, c'est-à-dire de voir qui avait  sa main en l'air le premier, et qui pas du tout, comme dimanche passé, où elle n'hésitait pas à interrompre son papa pour lui dire: « Ah Non Papa, tu n'avais pas montré ta main, ce n'est pas à toi de parler. C'est le tour à ma soeur Ella. »
            Notre expérimentation est devenue une expérience que nous pouvons recommander à chaque famille, et : « Ne sous-estimez pas vos enfants! « 
 
 
 
 
 

 

 

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