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Interview d'Anna Maria Matricardi, Iara Ciccarelli Dias, Luisanna Ardu, Francesca Lepori

Un atelier journal de la RIDEF expérimental, qui a fonctionné en pédagogie Freinet

Entretien avec le comité de rédaction d'Il Giornalino Della RIDEF
  

Pourquoi avez-vous choisi d'animer l'atelier journal de la RIDEF ?

 

En Italie, est publiée une revue pédagogique qui s'appelle  Cooperazione Educativa. Nous sommes dans l'équipe de rédaction de cette revue. Elle parait tous les trois mois, donc quatre fois par an.

Dans la structure de la revue Cooperazione Educativa, il y a un thème et une section réservée à l'association du mouvement Freinet italien (MCE).

Le thème du numéro quatre de Cooperazione Educativa sera consacré à la RIDEF. Il sera travaillé à la rentrée et publié en décembre. Il était donc important pour nous d'être présent à l'événement pour le couvrir.

Dans le comité de rédaction de la revue, il y a plusieurs membres du comité d'organisation de la RIDEF. Ces auteurs ont rédigé des articles dans la section réservée à l'association MCE dans tous les numéros de 2013.

La revue Cooperazione Educativa a abordé des questions comme "Qu'est-ce que ça veut dire, pour un enfant, devenir citoyen ?", "La ville qui éduque".

Cooperazione Educativa est une revue pratique destinée aux éducateurs et enseignants, écrite par des éducateurs et enseignants.

Nous sommes aussi venues pour rencontrer de nouveaux enseignants, des  jeunes. En effet, la moyenne d'âge de notre comité de rédaction s'allonge, comme c'est le cas pour d'autres associations Freinet  et de la RIDEF aussi.

Notre idée avant la RIDEF, c'était de consacrer un temps au départ pour "lancer" le journal, puis aller enquêter à droite et à gauche, pour couvrir les ateliers et les contenus, rencontrer des enseignants, des plus jeunes aussi, pour préparer l'avenir de la revue, en les incitant à venir travailler avec nous. Nous pensions pouvoir prendre le temps de discuter avec eux … Bref, nous avions imaginé un travail plus léger, qui nous aurait aussi permis d'animer un atelier de présentation de notre revue Cooperazione Educativa. En fait le travail à faire est différent mais il est bien là.

Le premier jour, nous avons compris qu'il fallait nous adapter au groupe. Nous avons tout posé sur la table et nous avons donc mis de côté nos souhaits pour nous consacrer aux priorités : pratiquer la pédagogie Freinet pour animer l'atelier. Nous sommes contentes parce qu'un groupe fort s'est formé, les participants de départ sont restés motivés et de nouveaux arrivants sont venus, le groupe a grossi. Nous avons respecté l'esprit de la RIDEF et de coopération de la FIMEM, nous nous sommes dédiées au groupe. Nous avons accordé beaucoup de soin à la compréhension de l'atmosphère, du contexte, aux regards des autres pays. Notre équipe est restée soudée et nous avons tous "grandi" ensemble pendant la RIDEF.

Au fil de l'atelier, une structure de communication de la RIDEF a été expérimentée et nous pouvons la proposer comme modèle au CA de la FIMEM.

La communication est très importante, mais pas seulement par un journal papier, par des canaux comme facebook, twitter, le site de la FIMEM.

Nous avons réfléchi : comment s'adresser aux nouveaux enseignants, aux jeunes qui communiquent autrement ? En effet, notre ambition est de travailler pour tous, de tous les âges. C'est pour étendre la connaissance du mouvement Freinet aux enseignants familiers de Facebook que nous avons décidé d'ouvrir la communication à ces nouveaux media. Bon, ces enseignants utilisent Facebook aussi pour papoter et se montrer, mais pourquoi pas ?

 

Quels conseils pouvez-vous donner pour l'atelier journal de la prochaine RIDEF ?

 

Préparer en amont, avec une structure de communication (FIMEM-Twitter-Facebook- journal papier) prete AVANT l'événement et bien claire. Ce sera plus facile que pour nous :)

Anticiper les problèmes techniques, sources de stress, par exemple, nous avons été genées par l'absence du WIFI...

Nous conseillons à des jeunes de participer, pour qu'ils apprennent comment fonctionne la communication de la RIDEF, en tatonnant.

 

Qu'allez-vous faire après la RIDEF ?

 

Nous allons travailler pour le numéro 4 de la revue Cooperazione Educativa, basée à Rome. Nous cherchons aussi un nouveau style pour la revue. La presse écrite papier connait une crise et nous voulons réfléchir à l'ouverture aux nouveaux medias.

Les nouveaux enseignants ne connaissent pas le mouvement Freinet, cela a été très difficile pour eux de devenir enseignant et à l'université, on parle très peu des techniques Freinet. Il y a aussi des enseignants qui hésitent à  s'abonner, ils préfèrent acheter des revues avec des recettes toutes faites, plutot que des échanges d'expériences. Nous avons trois cents abonnés et huit cent lecteurs.

Propos recueillis par Virginie Maréchal et Jean-Marc Henry, photos par Claude Beaunis