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Haiti, quatre ans après le séisme

Jean Marc est notre correspondant  depuis la RIDEF  Nantes. En Haiti, il organise des rencontres, pour une douzaine d'enseignants interessés par les méthodes Freinet. 

Comment tu fais pour transmettre ce qui tu apprends à la Ridef en Haïti ?
Dans l’école où je travaille d’abord et à Gentillote , dans le sud d’Haïti, dans une autre école à la campagne, je travaille avec des collègues qui s’intéressent à des méthodes nouvelles.
J’organise des réunions où je partage avec eux ce que j’ai appris à Nantes, puis à Leòn. Nous avons aussi établi de la correspondance scolaire avec trois écoles à Haïti. Une classe de CM2 de mon école a correspondu avec une CM2 en France l’année dernière et cette année aussi.
Comment est la situation dans les écoles ?
Déjà, il y trop d’enfants non scolarisés, plus d’un million. Ensuite, seulement 20% des écoles qui fonctionnement au niveau primaire est publique donc 80% des écoles est payante. Les écoles publiques sont surchargées et mal tenues, au moins 45 élèves par salle de classe. Le séisme a empiré la situation. Beaucoup d’écoles ont été détruites ou endommagées.
Elu après le séisme 2010, Le nouveau président, Michel Martelly a proposé de prélever une taxe sur les transferts internationaux. Plus d’un million d’haïtiens vivent en Amérique du nord et envoient régulièrement de l’argent vers Haïti, il prélève ces taxes pour financer de nouvelles scolarisation mais c'est très mal fait. Au lieu de construire de nouvelles écoles et d’embaucher de nouveaux enseignants, l’état paie $90 us par enfant à des écoles privées.
Cela ne permet pas de scolariser les enfants ni sur le long terme ni de diminuer le pourcentage d’écoles payantes et encore moins de favoriser un accès massif à l’éducation.