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Conclusion et perspectives de la première Biennale de l'Éducation

L’EDUCATION NOUVELLE : lettre pour l'entre-deux

 

Chère Amie,
Cher Ami,


Il y a quelques mois, les CEMEA France (Centres d’Entrainement aux Méthodes d’Education Active), le GFEN (Groupe Français d’Education Nouvelle), l’ICEM-Pédagogie Freinet (Institut Coopératif de l’Ecole Moderne), la FESPI (Fédération des Etablissements Scolaires Publics Innovants), le CRAP-Cahiers Pédagogiques (Cercle de Recherche et d’Action Pédagogiques) et la FICEMEA (Fédération Internationale des CEMEA) ont organisé la première Biennale Internationale de l’Education Nouvelle.

Ouverte aux militantes et aux militants de nos différents mouvements, cette Biennale, qui s’est déroulée du 02 au 05 novembre 2017 à Poitiers, a rassemblé près de 275 praticiens de l’Education Nouvelle, issus de nos différents champs d’intervention (Cf. document bilan joint à cette lettre). Nous avons ainsi démontré que l’Education nouvelle fait encore partie de notre quotidien et que si nos références s’inscrivent dans l’histoire même de l’Education, elles sont encore d’une incroyable modernité.

Le groupe de pilotage s’est élargi conformément aux perspectives qui avaient été travaillées lors du repas de clôture de la Biennale 2017 et accueille désormais la FIMEM (Fédération Internationale du Mouvement pour une Ecole Moderne) et le LIEN (Lien International d’Education Nouvelle). Il s’est réuni récemment pour poser les fondements de la future Biennale, celle qui se déroulera du 28 au 31 octobre 2019.

En effet, cette histoire de l’Education nouvelle a toujours été internationale. La réflexion éducative sur une autre approche que la seule éducation transmissive s’est construite simultanément dans plusieurs pays du monde. En Italie, en Afrique, en Belgique, en Suisse, mais aussi au Canada, au Québec, en France et dans bien d’autres pays du monde, des éducateurs progressistes se sont mobilisés pour faire vivre aux enfants, aux jeunes, aux adultes des situations d’éducation ancrées dans l’expression de leurs besoins. Nous le savons, aujourd’hui encore le chemin de la conviction est loin d’être terminé. Cette première Biennale a permis de partager les fondements historiques de ce courant éducatif auquel nous référons nos pratiques en démontrant, tant par le discours que par les pratiques dont nous avons témoigné, que c’est au quotidien, dans nos pays respectifs, dans nos structures et nos établissements que nous faisons vivre les valeurs de l’Education Nouvelle.

Profitant de la préparation de cette future Biennale, considérant la richesse du travail partenarial et l’importance, dans le contexte actuel, pour nos mouvements de s’allier au niveau national et international, considérant par ailleurs la force des propos de clôture prononcés pas Philippe MEIRIEU, il nous semble indispensable de tenter de construire une forme de permanence du lien entre nos mouvements au plan local, que ce soit en France ou dans d’autres pays du monde où nous sommes présents. C’est pourquoi nous invitons chaque association régionale, chaque association locale, à l’image de ce qui s’est fait récemment en Pays de la Loire, à se rapprocher des associations partenaires pour envisager la façon dont nous pouvons ne pas laisser « lettre morte » les douze propositions de chantiers énoncées par P. Meirieu. Comment chacun dans nos mouvements, mais aussi ensemble, appréhendons-nous ces « chantiers », ces enjeux ? Il est de notre responsabilité aujourd’hui de faire que la Biennale de 2019 soit conçue non pas comme LE moment unique de rencontre entre nous, mais le moment fort d’une dynamique partenariale, de travail, portée par les militantes et les militants de nos organisations « au quotidien ».

Tel est le sens de ce courrier. Inciter, impulser les prises de contact entre partenaires d’un même pays, investir l’espace-temps entre deux biennales pour prolonger et enrichir les réflexions communes tout en préparant la Biennale d’octobre 2019 en prenant toutes sortes d’initiatives adaptées aux réalités locales. Nous sommes, bien entendu, prêts à accompagner ces initiatives.

Les enjeux d’une éducation contemporaine, respectueuse des publics, considérant les besoins de chacun·e, agissant dans une perspective émancipatrice, ne sont pas derrière nous. Ce sont des enjeux d’aujourd’hui. C’est à nous, à nos mouvements, qu’il appartient de démontrer la valeur contemporaine de nos pratiques. Avec votre appui, avec votre engagement, c’est ce que nous devons démontrer dès maintenant en 2018 puis massivement en 2019.

Le groupe de pilotage :
Catherine CHABRUN ICEM
Sylvain DUFOUR et François PERDRIAL FIMEM
Jacqueline BONNARD et Isabelle LARDON GFEN/LIEN
Jean-Michel ZAKHARTCHOUK CRAP-Cahiers Pédagogiques
Bastien SUEUR FESPI
Sonia CHEBBI FICEMEA
Anne-Claire DEVOGE, Charles REVERCHON-BILLOT et Jean-Luc CAZAILLON CEMEA

 

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