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Un des freins de l’éducation africaine

Le 18 juillet 2016, une Rencontre Internationale des Educateurs Freinet foula pour la première fois le sol béninois à l’ENI-Dogbo. Quelle chance et opportunité pour nous d’accueillir une organisation si magnifique ! Nous ne pouvons que nous en réjouir avec la philosophie et la pédagogie prônée par Freinet, un grand pédagogue défenseur des droits des enfants à s’exprimer en toute liberté.
C’est justement cette question d’expression libre et démocratique qui nous préoccupe puisqu’il s’agit de droits égalitaires et universels. Nous pensons que c’est un trésor à présenter à tout prix car ils sont inaliénables pour un développement durable en Afrique et au Bénin.
Nous devons, nous béninois (Africains), profiter de cette opportunité pour améliorer nos différents systèmes éducatifs, ou mieux, pour aider nos enfants/élèves à s’exprimer effectivement librement pour une démocratie participative.
Mais nous remarquons malheureusement qu’en Afrique, l’éducation dépend de l’extérieur, ce qui nous menace et nous empêche d’évoluer parce que notre éducation se fait des des langues « étrangères ». C’est bien dommage !
Nous pensons que nous pouvons nous fier à des programmes « achetés » de l’extérieur qui ne riment pas souvent avec nos réalités socio-culturelles. Nous enseignons dans des langues étrangères comme si nous « vendions » nos différents pays aux occidentaux. Que deviennent nos langues maternelles, nos cultures.
Il nous faut alors réfléchir, nous africains, au cours de ce grand rassemblement international pour permettre ou amorcer une libre expression sans complexe de la part de nos apprenants. C’est à ce prix là que l’éducation béninoise pourra retrouver ses lettres de noblesse à travers la nouvelle pédagogie Moderne et démocratique de Célestin Freinet.

Par Victor EDAH
professeur d’espagnol au Bénin
interprète de la RIDEF 2016